Le blog de l'Archiviste Fou

Monte-Carlo Historique 2028

Pour fêter l'anniversaire de la victoire de la 911 au M.C 78, l'usine PORSCHE a mis les petits plats dans les grands, jugez plutôt :

une 999 GT 5000W (5000 watts, puissance unitaire de chacun des 4 moteurs, distribuant la puissance à chaque roue) préparée par Alméras et confiée à Romain DUMAS, toujours vert dès qu'il s'agit de reprendre un volant. Pavillon et aileron en "Photovoltaïque", l'équipage souhaite le soleil pour "recharger les batteries".

Les ouvreurs expérimentés Henri TRAUTMAN (choisi pour son expérience de la course) et Pascal SERRE (choisi lui, pour son expérience des Porsche) devront assurer le changement des batteries dans la longue "Chartreuse" qui se fera de nuit comme au siècle dernier.

En cas de mauvais temps, l'équipage pourra recharger rapidement "chez l'habitant" sur les longs chronos dénommés "Burzet", "Moulinon-Entraigues" et "St-Jean en Royans".

L'assistance à Uriage, plaque tournante du Rallye pour "Chamrousse-intégrale" (montée-descente par les Séglières,comme avant quoi...!!) sera à la charge de l'émérite pilote local Gilles CHAUVIN qui s'est déclaré, je cite: "absolument enchanté de s'occuper de cette auto mythique".

La restauration sera assurée par "l'emblématique" chef de l'auberge des 4 chemins qui a déclaré : "au moins avec une caisse "Moulinex", j'aurai du jus pour mon Micro-ondes"...

Les autres concurrents, Bruno SABY, LANCIA Delta W2000 Lithium et Jean RAGNOTTI, RENAULT Clio 12 Alpine-Gordini Maxi 380V-Hybride craignent déja cette association de talents... Avec raison?

Réponse fin janvier sur le port de Monaco...

A noter que le célèbre pilote d'ALFA, Christian SALMON ne pourra participer à ce rallye, sa Giulietta 220V Ion-Lithium n'est pas terminée. N'ayant pas reçu toutes ses pièces "racing" bloquées en douane, il devra déclarer forfait. C'est bien dommage, connaissant les qualités d'attaquant de ce pilote GRENOBLOIS d'origine.

 

Mont Blanc 1976 - Ar-Fou Hors Série N°1

Après ces années de bons résultats pour moi et le Neige et Glace tronqué des anciens (Papa et Jacques) je pense légitimement obtenir le volant de l'Abarth pour le Mont-Blanc. En plus Papa l'a gagné en National en 62 et l'a déja fait 6 ou 7 fois, il devrait être lassé, merde....!

Que nenni, d'obscures raisons administratives (faux permis non accepté par les commissaires vendus aux anciens*) me privent de mettre une correction à quelques locaux anonymes (Béguin-GTE gr1, Saby A110 gr4, Vincent A310 gr4, Dacremont Stratos gr4, Bonnamour Commodore gr1 grosses balloches et autres... ).

Etant rival de Bruno pour un volant chez Renault, j'ai pas envie de mollir...

De plus, y a quelques années, le futur patron de Renault-Sport (Gérard Larrousse, Dauphine 1093) s'est fait taper par mon papa (BMW 700 ) sur Chamrousse, donc je dois avoir ma chance, c'est sûr... (feuille de temps d'époque en ma possession...).

Finalement, je serais co-pilote d'une fourgonnette F6 d'assistance... (no comment..). Avec au volant le plus fou des mécanos : le chef d'atelier de mon papa...

Bof, y a plus con comme place... spectateur par exemple...!

Au parc fermé, croyant que je suis titulaire et ne voulant pas prendre une branlée par un jeune espoir (des émules de Darniche, déjà), des voix s'élèvent au sujet de la conformité de MON Abarth (un flexible d'échappement qui évite la casse et fait gagner 0,25cv). Pas grave, on vire la banquette AR et gagnons 2,5kg pour passer en gr2.

Départ, de noirs nuages couvrent les sommets et les sourires des ptits jeunes en caisses carrées couleur à chier se figent : y z'ont des pneus de 40cm de large et il va pleuvoir... Nous on a des Racing neige, usés mais étroits, hé hé hé.

Elle est pas belle la vie...?

Eh ben si, passe ke en plus de la pluie, il grêle et les chronos tombent : à part Saby, Béguin et quelques autres déja cités, mes papys torchent les R2 gr2 (vous savez, les caisses carrées couleur... enfin bref). Moi,je pense que j'aurais fait au moins un scratch mais ne dis mot et loue la performance des anciens (le respect sans doute).

Un peu plus tard, Béguin signera des Scratchs sous la pluie en Kadett gr1.

Moi, je suis toujours en 4L F6 donc ça compte pas...

Dans Bisanne, les Papys nous pêtent un chrono ( et un roulement de sortie de boite, optimistes sur un radier, c'est pas un GMC MON Abarth, m'enfin...). Donc l'Autobianchi de maman deviendra comptoir de pièces détachées... Pour organiser une assistance "d'usine", Michel RECH (oui, le génial chef d'atelier de mon papa, je vais pas répéter 20 fois) réussira à :

  • conduire la 4L F6 avec les dents (oui, comme Pantiaticci et Delecour),
  • à demi-étrangler un trainard de la main droite,
  • faire son chemin de la main gauche à grand coup de "pousse toi" (clé à molette),
  • trouver un collègue garagiste,
  • boire X binouzes (moi, Orangina, je kiffe pas trop l'alcool en fait)

(j'aurais dû faire une seule phrase,il a tout fait en même temps...)

  • démonter le cardan de maman (enfin, de sa voiture...),
  • le remonter sur MON Abarth,
  • le tout sans pénalisations....

Trop fort, mais je l'ai aidé un peu quand même...

Et dans le Semnoz (ça c'était une spéciale d'hommes...), oh quelle surprise, des tonneaux... Combien? Sais pas, quand on aime, on ne compte pas...! Donc : remorque, garage, maison...! Papy Jacques est en mode"dodo" et Papa en mode"Kiné" avec une main cassée...

Le rallye a continué sans nous et Bruno (ben oui, Saby) a gagné avec sa célèbre et très capée Berlinette noire. Papa lui bottait les fesses à l'écurie noire en 69. La roue tourne...

2ème Béguin et 1er gr1.

J'ai toujours 15 ans et ma vie de pilote PRO devant moi. Ils ont vraiment de la chance que je n'ai pas de caisse qui envoie du lourd... Ils ne le savent pas encore mais je serais champion du monde...


*(toute ressemblance avec un célèbre pilote du ROADRUNNERS RACING est fortuite, moi c'était un "faux vrai faux", Biz LOLO)

 

4 - Le métier rentre ...

 

Juin 1979, j'ai officiellement le droit de pourrir les "pseudos" pilotes en place. Cette fois ça va chier pour de bon...

Plein de volants sont à prendre :

  • FIAT France, j'aime les camions.
  •  ALPINE-RENAULT, suis moins lourd que le Frèqu. (mais moins rapide que fast Ragnot', fait chier)
  •  PORSCHE-Alméras, Béguin part et Mister Thérier pas encore là,
  •  ACMAT et DAF (j'aime les camions, bis repetita) pour le Dakar, je prépare mon avenir, et je fais ce que je veux d'abord...
  •  RENAULT-GALTIER, Saby m'a pas encore piqué ma future place...

Après :

  • 1398 francs de téléphone,
  •  257 francs de courrier,
  •  7 251 francs de Bar (heu, pardon, de restauration ), très déçu par les modernes, je décide de m'offrir mon premier "VHC", à savoir une très rapide CITROËN Ami 6.

Débuts corrects, mais lents... un peu quand même... !

Une MAXI préparation en fera un engin redoutable :

  • Moteur Ami 8
  •  Avant profilé Ami 8

J'ai gagné 4kg et 6cv, ça déménage grave....

Malheureusement, après 18 mois de shake-down en Chartreuse, je dois me séparer de mon Proto, n'ayant pas eu mon PTH... (31 ans après, je ne l'ai toujours pas, d'ailleurs... !)

Je peux encore m'entraîner avec le gr1 maternel (Abarth, ben oui..) mais je préfère suivre les conseils de Walter (Rhörl, pas Closet) et me prendre une Audi.

Erreur, c'est un trognon, et Walter attendra qu'un singe gagne pour signer chez eux. Mais ceci est une autre histoire (et une élucubration de journaliste, pléonasme, burp, à vos souhaits, point, à la ligne).

Je n'ai toujours pas de contrat, Waldegaard est champion du Monde... Béguin est champion de france sur Porsche...

Mais que fait la Fédé pour des jeunes rapides qui en veulent... ?

Ben, y sont au restau et ne pas déranger SVP.

Bon, je n'ai pas eu quelques années plus tard l'opportunité de piloter la 5 Turbo de Galtier.

C'est moi qui aurais dû être Champion de France en 81... C'est vrai...!

Mais je préfère quand même être Champion du Monde...

Et c'est bientôt...

 

 

 

3 - C'est décidé, je suis CHAMPION !

 

En 1977, Alpine n’embauche plus, Lancia arrête bientôt, les Fiat sont dures à conduire et les quelques bonnes Porche privées sont déjà prises. Pas grave, je me fais engager par Yamaha pour les saisons 77-78. Là, c’est feu d’artifice de victoires : Place Vaucansson (oui, moi aussi), Descente du Sappey (record d’une main, je perdais mon cartable), Tour de Meylan et Critérium de l’Ile Verte.

Guy Fréquelin est champion de France mais j’ai encore progressé. Bientôt ça va chier.

En 78 c’est moyen. La Yamaha est dépassée, je passe chez Honda car sa partie cycle est supérieure. Damned, la Yamaha sortie en cours de saison est aussi très bonne. Je conserve ma couronne dans mes fiefs (Ile Verte et Sappey) mais perd Vaucansson et Meylan.

Darniche est champion de France. Merde. C’est quand que j’ai un vrai volant moi.

 

1979 je fais un mauvais choix et passe chez Moto-Guzzi. C’est une grosse daube. Quel con… ! Je suis perturbé car mon team-manager (Papa) tente un come-back (oui oui comme Michel S.) au Grasse-Alpin. J’ai été trompé, ce volant était pour moi.

Je passe mon permis dans 2 mois, pas une dérogation, rien…. La Fédé obéit sûrement aux anciens pilotes qui ont peur des jeunes. Les 2 anciens (avec Jacques Marcel) se retrouvent au milieu d’une horde de furieux emmenés par Bagarry et le père Amaudru dans la coupe Autobianchi. Y’en a partout, même dans les arbres. Mes deux papys finiront entiers (avec une voiture qui roule aussi droit que la BM de Gil au Niçois) leur dernier rallye. Mais devant c’était très vite. Allez Messieurs, une soupe, un suppo et retraite sportive.

Bagarry allait très vite, si je veux le taper il va falloir monter d’un cran (Mais bon, là, j’étais copilote du Toyota d’assistance. Comment ça c’est pas une excuse … ?).

Ce rallye fut remporté par Bernard Béguin après une belle bagarre avec Francis Vincent, les deux sur Porsche.

M’en fous, y’a une bombe qui arrive chez Renault. Je vais vous niquer, moi je serai champion du monde.

2 - Où j'envisage une carrière internationale...

En 72, après une carrière de pilote de 2 roues écourtée à cause de la fiabilité du matériel (roue pliée, déchappage dans le gauche - hé oui … ! - du garage, chassis cassé dans l’escalier du jardin) je décidai de repasser sur 4 roues (Jean-Claude Andruet est déjà 2 fois champion de France, ça suffit !) sur la R5 TL de ma Tante lors du Tour de Cour du Lycée Champollion pendant que ma Tante travaille. Très bonne période (je gagne encore de l’expérience mais Andruet est pour la 3ème fois champion de France) de 3 années sans soucis mécaniques. Courant 74, la Stratos arrive, je dois donc changer de monture.

Ce sera successivement la R14 de démonstration du garage patronal (Papa), une R16 TL (oui, comme Monsieur Guy) jusqu’à ma première Ferrari d’usine (la 308 GTB du Docteur Alain). Durant cette période riche en expérience, je cours sous pseudonyme (sur Mini et Autobianchi), Papa ne me laissant pas passer le permis : y dit qu’à 15 ans on n’a pas le droit. Je pense qu’il craint que j’aille plus vite que lui.

Ben oui, il court encore l’ancien. D’ailleurs son antépénultième rallye (Neige et Glace 1976) sera le premier de notre Gilles national. Avec son Autobianchi, mon papa va enrhumer tous ces jeunes avec leurs voitures carrées couleur à chier… Jusqu’à son abandon (ben oui, caisse ritale). Moi je fais l’assistance, comme au Vivarais 1968. Faudrait pas que ça devienne une habitude.

Suivra le Mont-Blanc et retraite sportive, place aux jeunes (j’arrive !). Pendant ce temps l’ex-chauve (Darniche) est champion de France. Profite, moi je m’en fous, je serai champion du monde...

1 - Mémoires d’un ex-futur pilote d’usine

En fait ma carrière de pilote a débuté directement en tant que pilote d'usine.
En effet, sponsorisé par un puissant groupe familial (Papa et Maman), j'ai effectué mes débuts au volant d'une très rapide Dauphine rouge (à pédales) à l'âge de 3 ans. Débuts hésitants, la spéciale d'essais n'étant pas adaptée à mon pilotage généreux : un gauche (déjà...) serré débouchant sur un droite à fond avant la table du salon. Heureusement il y avait l'échappatoire de la salle de bains. Malgré tout, la maîtrise était là, le talent aussi et rapidement je fais mes classes au volant d'engins divers (tracteur-bois, etc...), toujours dans la même écurie. 

Cependant, un accident en spéciale détruira la vénérable Dauphine lors de la Coupe des Alpes du Lôtissement de Trévignin, dans la montée du Revard. Le véhicule d'un Commissaire (la tondeuse de Papy) mal garé ayant arraché le demi-train avant droit dans le gauche (encore...) de la terrasse du jardin.
Après quelques piges (descente du poulailler chez Tonton-François en Kart : record devant les cousins à domicile + slalom de Saint-Martin-Le-Vinoux : vainqueur en Kart à pédales + descente de Clos Martin en caisse à roulettes : 1ère catégorie sans freins et 2ème scratch à cause d'une équerre monstre dans le gauche - toujours... - de la Mère Clampin) je décidai de passer sur 2 roues, le matériel disponible n'étant plus performant : mini-vélo NEUF.
Ces débuts prometteurs mettent en veilleuse la suite de la carrière sportive du patron de l'écurie (Papa) et de mon ingénieur de piste (Maman). Parallèlement à ma carrière fulgurante, Papa finit 7ème du Championnat de France des Rallyes et Maman gagne sa catégorie au Saint-Raphaël 1965, le scratch avec Claudine Trautman sur Lancia Zagato d'usine en 1966 dans le même rallye. Quelques Neige et Glace, Mont-Blanc, Var Alpin, courses de côte verront tout à tour des classements honorables et des abandons (souvent avec des véhicules transalpins d'ailleurs), mais toujours avec des passages spectaculaires (j'y reviendrai plus tard) et de belles autos : Jaguar MK II spéciale (4,2 l), Abarth 1000 TCR (avec Pierre Maublanc), Lancia Fluvia et Fluvia Zagato (avec René Trautman), Lotus Elan, Mini, BMW, Alpine, etc.
En 1968, mon ingénieur de piste (Maman) accouche de ma future copilote....
En fait, j'étais un peu petit pour vraiment profiter de ces autos, mais je m'en fous, j'ai roulé dedans et de toute façon je serai champion du monde ....

Le droite à fond de la table du salon ....