Béguin

4 - Le métier rentre ...

 

Juin 1979, j'ai officiellement le droit de pourrir les "pseudos" pilotes en place. Cette fois ça va chier pour de bon...

Plein de volants sont à prendre :

  • FIAT France, j'aime les camions.
  •  ALPINE-RENAULT, suis moins lourd que le Frèqu. (mais moins rapide que fast Ragnot', fait chier)
  •  PORSCHE-Alméras, Béguin part et Mister Thérier pas encore là,
  •  ACMAT et DAF (j'aime les camions, bis repetita) pour le Dakar, je prépare mon avenir, et je fais ce que je veux d'abord...
  •  RENAULT-GALTIER, Saby m'a pas encore piqué ma future place...

Après :

  • 1398 francs de téléphone,
  •  257 francs de courrier,
  •  7 251 francs de Bar (heu, pardon, de restauration ), très déçu par les modernes, je décide de m'offrir mon premier "VHC", à savoir une très rapide CITROËN Ami 6.

Débuts corrects, mais lents... un peu quand même... !

Une MAXI préparation en fera un engin redoutable :

  • Moteur Ami 8
  •  Avant profilé Ami 8

J'ai gagné 4kg et 6cv, ça déménage grave....

Malheureusement, après 18 mois de shake-down en Chartreuse, je dois me séparer de mon Proto, n'ayant pas eu mon PTH... (31 ans après, je ne l'ai toujours pas, d'ailleurs... !)

Je peux encore m'entraîner avec le gr1 maternel (Abarth, ben oui..) mais je préfère suivre les conseils de Walter (Rhörl, pas Closet) et me prendre une Audi.

Erreur, c'est un trognon, et Walter attendra qu'un singe gagne pour signer chez eux. Mais ceci est une autre histoire (et une élucubration de journaliste, pléonasme, burp, à vos souhaits, point, à la ligne).

Je n'ai toujours pas de contrat, Waldegaard est champion du Monde... Béguin est champion de france sur Porsche...

Mais que fait la Fédé pour des jeunes rapides qui en veulent... ?

Ben, y sont au restau et ne pas déranger SVP.

Bon, je n'ai pas eu quelques années plus tard l'opportunité de piloter la 5 Turbo de Galtier.

C'est moi qui aurais dû être Champion de France en 81... C'est vrai...!

Mais je préfère quand même être Champion du Monde...

Et c'est bientôt...

 

 

 

3 - C'est décidé, je suis CHAMPION !

 

En 1977, Alpine n’embauche plus, Lancia arrête bientôt, les Fiat sont dures à conduire et les quelques bonnes Porche privées sont déjà prises. Pas grave, je me fais engager par Yamaha pour les saisons 77-78. Là, c’est feu d’artifice de victoires : Place Vaucansson (oui, moi aussi), Descente du Sappey (record d’une main, je perdais mon cartable), Tour de Meylan et Critérium de l’Ile Verte.

Guy Fréquelin est champion de France mais j’ai encore progressé. Bientôt ça va chier.

En 78 c’est moyen. La Yamaha est dépassée, je passe chez Honda car sa partie cycle est supérieure. Damned, la Yamaha sortie en cours de saison est aussi très bonne. Je conserve ma couronne dans mes fiefs (Ile Verte et Sappey) mais perd Vaucansson et Meylan.

Darniche est champion de France. Merde. C’est quand que j’ai un vrai volant moi.

 

1979 je fais un mauvais choix et passe chez Moto-Guzzi. C’est une grosse daube. Quel con… ! Je suis perturbé car mon team-manager (Papa) tente un come-back (oui oui comme Michel S.) au Grasse-Alpin. J’ai été trompé, ce volant était pour moi.

Je passe mon permis dans 2 mois, pas une dérogation, rien…. La Fédé obéit sûrement aux anciens pilotes qui ont peur des jeunes. Les 2 anciens (avec Jacques Marcel) se retrouvent au milieu d’une horde de furieux emmenés par Bagarry et le père Amaudru dans la coupe Autobianchi. Y’en a partout, même dans les arbres. Mes deux papys finiront entiers (avec une voiture qui roule aussi droit que la BM de Gil au Niçois) leur dernier rallye. Mais devant c’était très vite. Allez Messieurs, une soupe, un suppo et retraite sportive.

Bagarry allait très vite, si je veux le taper il va falloir monter d’un cran (Mais bon, là, j’étais copilote du Toyota d’assistance. Comment ça c’est pas une excuse … ?).

Ce rallye fut remporté par Bernard Béguin après une belle bagarre avec Francis Vincent, les deux sur Porsche.

M’en fous, y’a une bombe qui arrive chez Renault. Je vais vous niquer, moi je serai champion du monde.