Darniche

3 - C'est décidé, je suis CHAMPION !

 

En 1977, Alpine n’embauche plus, Lancia arrête bientôt, les Fiat sont dures à conduire et les quelques bonnes Porche privées sont déjà prises. Pas grave, je me fais engager par Yamaha pour les saisons 77-78. Là, c’est feu d’artifice de victoires : Place Vaucansson (oui, moi aussi), Descente du Sappey (record d’une main, je perdais mon cartable), Tour de Meylan et Critérium de l’Ile Verte.

Guy Fréquelin est champion de France mais j’ai encore progressé. Bientôt ça va chier.

En 78 c’est moyen. La Yamaha est dépassée, je passe chez Honda car sa partie cycle est supérieure. Damned, la Yamaha sortie en cours de saison est aussi très bonne. Je conserve ma couronne dans mes fiefs (Ile Verte et Sappey) mais perd Vaucansson et Meylan.

Darniche est champion de France. Merde. C’est quand que j’ai un vrai volant moi.

 

1979 je fais un mauvais choix et passe chez Moto-Guzzi. C’est une grosse daube. Quel con… ! Je suis perturbé car mon team-manager (Papa) tente un come-back (oui oui comme Michel S.) au Grasse-Alpin. J’ai été trompé, ce volant était pour moi.

Je passe mon permis dans 2 mois, pas une dérogation, rien…. La Fédé obéit sûrement aux anciens pilotes qui ont peur des jeunes. Les 2 anciens (avec Jacques Marcel) se retrouvent au milieu d’une horde de furieux emmenés par Bagarry et le père Amaudru dans la coupe Autobianchi. Y’en a partout, même dans les arbres. Mes deux papys finiront entiers (avec une voiture qui roule aussi droit que la BM de Gil au Niçois) leur dernier rallye. Mais devant c’était très vite. Allez Messieurs, une soupe, un suppo et retraite sportive.

Bagarry allait très vite, si je veux le taper il va falloir monter d’un cran (Mais bon, là, j’étais copilote du Toyota d’assistance. Comment ça c’est pas une excuse … ?).

Ce rallye fut remporté par Bernard Béguin après une belle bagarre avec Francis Vincent, les deux sur Porsche.

M’en fous, y’a une bombe qui arrive chez Renault. Je vais vous niquer, moi je serai champion du monde.