Saison 2008

 

Pour le moment, ce que le webmaster a trouvé : Corsica et Var

 

CORSICA HISTORIC RALLY 23, 24 et 25 mai 2008 :

1 article et un billet de blog

Article paru dans RETRO COURSE de juillet 2008 (cliquez sur le lien ci-après) : CORSICA HISTORIC RALLY 2008

 

Billet tiré du Blog "La Roue Carrée" (comme ils disent, " ça commence bien" !)

Blog sympathique consacré à l'Automobile en Corse, plus particulièrement axé sur les 4L, qu'on peut retrouver au lien suivant :

http://scemu.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&_c=BlogPart&partqs=cat%3dRallyes%2520Historiques&fl=a

 

08/06/2008 3ème Corsica Historic Rally 2008

Pépins, mésaventures et météo instable auront failli avoir raison de ma présence sur ce rallye. Parti d'un projet de trois jours, me voilà forcé de me satisfaire du Samedi. Comme l'an dernier donc, départ avant le lever du soleil pour rejoindre les Calanches de Piana, décor somptueux pour un rallye historique de cette importance. Avec 130 autos au départ, ça promet un grand moment de plaisir.

 

Arrivée avec les premiers rayons du soleil et la fraîcheur matinale sur les rochers, qui se dressent tout fier au-dessus de la végétation parfumée, le tout bercé par le chant de la mer. Et oui, la météo s'est plantée, le soleil et là, et il va bientôt faire chaud. Avec le temps qui passe et la matinée qui avance, les Calanches se vident des envahissant touristes, pour laisser place à la paix et à la musique de la nature. Il est bon de fermer les yeux et de se laisser aller à l'écouter. Mais au loin, un concert d'un tout autre genre se prépare. D'abord un murmure, il se fait de plus en plus présent au fur et à mesure que les danseurs se rapprochent.

 

Les modernes ouvreuses ne font qu'accroitre le charisme de leur homologue ancienne. Une DeTomaso Pantera, dont le V8 Ford rageur gronde et résonne dans ce décor de cathédrale. Tels un immense orgue, les pointes rocheuses envoient vers le ciel le chant des choeurs mécaniques, alors que les cavités les maintiennent encore et encore, tant et si bien, que celà ne semble plus vouloir finir. Les pilotes enchaînent les courbes dans un ballet infernal et superbe. Les VHC ramène la gloire du Tour de Corse d'antan dans ce lieu magique où le temps ne semble pas avoir fait son oeuvre.

 

C'est Louis Antonini qui passe en premier sur sa fidèle Porsche 914 déjà soulagée de son bouclier avant. C'est que ça ne rigole pas, il s'agit d'une vraie course. Et derrière, l'armada de Porsche 911, Opel Kadett et Ford Escort cherchent à mener la vie dure a l'auto qui les précèdent. Une célèbre berlinette A110 rouge, au ras du sol, surgit de derrière un rocher. C'est Jean Pierre Manzagol, bien décidé à ne pas renouveler la mésaventure de la Giraglia Historique, et il est bien parti pour arriver au bout. Talbot Lotus, Lancia 037, Mazda RX7,... Les anciennes groupes B, la classe mythique des années 80, celle qui a marqué le rallye à tout jamais. C'est autos sont tout aussi historiques que les plus anciennes du plateau. Le bleu est une couleur qui convient parfaitement à la superbe Escort n°8, peut-être un pied de nez aux incontournables Alpine auxquelles ces couleurs sont directement associées. Les Opel, Ascona ou Kadett semblent préférer le jaune saupoudré de blanc ou de noir selon l'humeur. Les Porsche ne cherchent pas à s'embarrasser d'une teinte particulière, tandis que les R5 se la jouent multicolore. C'est un véritable arc-en-ciel qui défile sur fond orangé, agrémenté de bleu et de vert. Le nom Abarth évoque la performance et les moteurs pointus comme cette sublime 131 au chant fantastique. Les BMW sont représentées avec brio par une 323i à la glisse gracieuse, ainsi que par deux 2002 de toute beauté. Mais que serait un rallye historique sans Mini, la petite puce au coeur de championne. Autre petite auto qui cache très bien son jeu, la 104ZS, petite citadine devenue petite bombe.

 

Trop d'accidents, trop de retard,... la route doit rouvrir. Les VHRS devront se contenter de la liaison pour traverser les Calanches. C'est ainsi que fut donné l'occasion inespérée d'assister à un embouteillaged'anciennes auto de rallye dans un décor de rêve. Sans casque messieurs et mesdames, et coude à la portière pour profiter du peu de soleil de la journée. Philosophie adoptée par l'équipage Bassoul/Cesari sur leur célèbre GS, accompagnée jusqu'à l'assistance par la Kadett d'un autre équipage vedette, Guyot/Thery.

 

Le retard prit sur la spécial des Calanches me permet d'atteindre celle du Liamone avant les VHRS. Il m'est donc possible de suivre l'évolution de cette catégorie visiblement moins appréciée du public, à tort.

Changement de décor donc, avec cette fois le golfe de Sagone en fond, et toujours la mer. Le soleil est définitivement caché par une épaisse couche nuageuse qui laisse passer de temps à autre une goutelette ou deux. Heureusement il ne fait pas froid. La Rallye III ouvre la route et annonce le départ imminent des concurrents.

Les VHRS sont divisées en trois catégories définie par des moyennes de vitesses à respecter. L'auto qui se rapproche le plus de la vitesse déterminée remporte la spéciale.

La moyenne haute est la première à s'élancer. Ici les normes de sécurité rendent l'arceau obligatoire, la vitesse étant très élevée. La belle Ford Escort n°103 au couleurs Castrol s'élance dans la côte. Elle est suivie par une tout aussi belle Alfa Romeo en appui. Le sifflement de la R5 Turbo s'accentue lors des décrochages dans les courbes serrées. Alpine A110 et Talbot Lotus suivent et le mot Carrera est martelé dans les esprits par les Porsche. Le temps passe résolument trop vite. La R5 GT Turbo arrive aujourd'hui sur les rallyes historiques, et elle se présente ici superbement aux couleurs de "Vive le Sport". N'oublions pas de citer les Lancia Beta qui ont une place méritée dans le monde du rallye. Les mots manquent pour décrire le plaisir de voir cette rutilante R5 Alpine bleue. Un appui fantastique pour l'Alfa GTV de l'équipage Lucciardi/De Sousa. Le son italien selon le scorpion revient avec des micro puces survitaminées (qui a dit que la petite bête ne pouvait pas manger la grosse). Les petites Fiat 1000TC et 500 n'ont pas peur des grosses cylindrées! Pour rester dans le charme italien, la Lancia Stratos est parfaite acompagnée par les sportives Fulvia. Une des Gordini les moins réputées, et pourtant une des plus belles selon moi (avec la Dauphine), la R17 est la seule représentante des créations du sorcier. Le blanc sied bien à cette BMW 320, de même qu'à cette 356, agrémenté de deux bandes rouges. Saluons les deux équipages féminins, De Sousa/Alberdi sur leur belle 104ZS et Chiappini/Marcelli sur une mythique Austin Mini Cooper. Et les deux équipages vedettes alors. Hurlements, applaudissements, crissements de pneus, mais aucun son mécanique. Pourtant la GS aux couleurs du LHM Corsica (http://www.lhmcorsica.com/) surgit en appui. La Kadett "Minitdc" (http://minitdc.com/) danse moins sur ses suspensions, mais donne de la voix. Elle attire la sympathie malgré le fait qu'elle soit dans l'ombre de son éternelle rivale, la vaillante R4 TL suscite les encouragements du public. "Chaque rallye a sa NSU" pourrait-on presque dire en voyant la très belle 1200TT n°145. Une peu courante Honda Civic accompagne une duo d'Autobianchi A112 Abarth qui est plus qu'une Mini à l'italienne.

 

Après l'ES, petit entracte pour admirer quelques VHC en liaison sur le bord de mer avec belle plage et cannes à pèche en toile de fond. Le temps de souffler un peu avant de prendre la direction d'Ajaccio et d'assister à l'arrivée des VHRS. En chemin, rencontre avec la Porsche n°38 qui se fraye un chemin dans les embouteillages. La belle semble avoir bien souffert et rejoint péniblement le parc fermé au Diamant.

Les VHRS se succèdent à l'arrivée, puis slaloment entre les VHC déjà alignées pour passer la nuit. On remarque certaines autos n'ayant pas courut cette journée. En particulier une belle 204 coupé ainsi qu'une CG à mécanique Simca. Les équipages des VHRS ont du mal à digérer l'annulation de leur passage en spéciale dans les Calanches, mais sont satisfait dans l'ensemble de leur journée. Mis à part ce regrettable concours de circonstance pour lequel il ne faut pas blâmer l'organisation qui a fait du très bon boulot, on repart avec le sourire et plein de belles images dans la tête (et dans l'appareil) de ce rallye. Et on attend avec impatience la prochaine édition.

 

RALLYE DU VAR 29 ET 30 NOVEMBRE 2008

Compte-Rendu de notre excccelllllent confrère RALLYEVH

 

32 autos au départ de l'ES 1 dont 17 équipages étrangers. Belges, Italiens, Anglais, Norvégiens, Lituaniens...

La champion Belge Patrick Snijers sur une Escort MK2 BDA emmène le peloton du championnat d'Europe: Didier Vanwijnsberghe Escort MK2 ancien vainqueur, Jensen 2,7 RS très bien préparée, Bianchini en tête du championnat Stratos, Rhigi Escort RS MK1...

Côté français, on compte sur un de nos nouveaux chef de file, Hervé Guignard 911 3L très bien préparée aussi et surtout très bien conduite et Jean Charles Rédélé avec sa nouvelle Alpine groupe 4 en rodage. Ensuite un groupe de pilotes de Sainte Maxime emmené par Alain Follin avec la belle 911 3L groupe 3 du team Clément, Eric Guignard 911 3L, Robert Clément 911 RS 3L, Pierre Bonnardel 911 E, Michel Closier et Denis Clerc A 110 groupe 4.

La bagarre des Alfa 2000 avec Doquin et Salmon aura lieu, Alligier avec son Alpine est chaud bouillant, Tomatis le Monégasque sur 911 est là aussi, tout comme Margaria R5 Alpine.

La plateau est beau mais les règles du championnat d'Europe sont différentes des notres: les assistances sauvages sont autorisées ( pneus, essence, petite mécanique) à la fin des spéciales, les Anglais roulent avec des pneus pluie non homologués pour la route; bizarre.

Par contre le commissaire international nous fait chi..! pour une publicité sur le pare brise; énervant.

 

Les VH partent devant tout le monde, Sébastien Loeb compris. Les pilotes de la finale VHC qui reprendont certaines ES rouleront eux derrière 240 autos: belle pagaille en perspective!

 

ES 1 Gonfaron 36 kms. On part de l'Amirauté, épingle de Collobrières, Col des Fourches à gauche et redescente vers Gonfaron par la petite route de Notre Dame des Anges. C'est gras mouillé partout sauf dans la remontée après Collobrières et sale dans la descente vers Gonfaron. L'Anglais Graham sort à cet endroit dans un mauvais gauche bien boueux et Chauvin sort aussi avant Collobrières ce qui obligera une douzaine de concurrents à se satisfaire d'un temps forfaitaire.

Heureusement Hervé Guignard est là!

Il fait le scratch avec un temps incroyable pour l'état de la route : 25'53''. Il colle 15'' à Snijers, 45 à Didier ( Vanwijsnberghe) et 47 à Jensen, 1'20 à Rédélé 2 ème Français dont le moteur déjauge, 1'48 à la Stratos! Closier 3 ème Français est à 2'47 à 1'' d'une étonnante Datsun 240 Z Anglaise légère et puissante. Eric Guignard 4 ème Français est à 3'43''.

Follin a un problème moteur alors qu'il s'apprêtait à doubler Zumelli la pilote Italienne.

Bruno Alligier et Dovy El Malan sont prêts pour monter une quincaillerie ou un sex shop au choix: alors qu'ils roulaient tranquillement en convoi sur la spéciale neutralisée, l'Alpine se met à fumer: plus d'eau! La ''pastille'' de désablage a sauté ( un truc qui n'est jamais arrivé ni à Duret ni à Closier, c'est dire). Le mécano découvre que c'est une ''rondelle'' dans la pompe à eau qui a cassé et pire en vérifiant la vidange de boite il trouve des morceaux d'une ''rondelle'' ( toujours) de l'arbre du pignon d'attaque .

 

ES 2 Pignans 15 kms Montée vers Notre Dame des Anges puis descente étroite vers Collobrières. Pas mal d'épingles dans cette spéciale qui n'a pas été utilisée depuis 15 ans au moins.

Snijers se fâche !

La pilote Belge, chamion d'Europe moderne et multiple champion de Belgique est un avion et son auto pareil, ça patine encore en seconde, ça miaule, bref ça décoiffe quand on le voit partir. Le moral prend déjà 30'' rien qu'au départ.

Il colle 20'' à Jensen et Bianchini, 27'' à Hervé Guignrad et Didier, 32'' à la Datsun qui doit vraiment avoir un très gros moteur car il faut de la relance dans cette ES. Rédélé 2ème Français est à 57'' mais l'Alpine manque d'huile,Closier 3ème Français devant Bonnardel, Clément et Eric Guingnard.

Dans la bagarre des Alfas, Salmon prend 8'' à Doquin.

 

ES 3 Babaou 10, 7 kms Il pleut un peu, ça glisse pas mal, surtout la fin qui est vraiment hard.

Snijers prend 3'' à Guignard, 11 à Jensen et 14 à Didier, 21 à la Datsun qui en plus d'être puissante est bien conduite, 25 à Rédélé, 26 à Bianchini.Le 3ème Français est Clément devant Closier, Bonnardel, Eric Guignard.

Doquin prend 3'' à Salmon.

 

ES 4 Pignans 2 Pas dégradée même après le passage de 260 concurrents.

Une spéciale pour la Stratos

Bianchini devance Snijers de 3'', Guignard de 8'', Didier de 14'', Frattaroli ( Datsun) de 28, Jensen de 34. 2 ème Français, Bonnardel devant Rédélé dont le moteur souffre toujours et Closier qui a roulé toute la spéciale sur 3 cylindres.

Salmon prend 3'' à Doquin. Rédélé abandonne plus d'huile dans le moteur.

 

ES 5 Collobrières 17 kms Départ après l'épingle vers l'Amirauté. Gras mouillé dans la montée, sec sur le plateau et de nouveau gras mouillé.

Guignard allume Snijers mais il reconnaîtra avec élégance que son adversaire était passé une seule fois dans la spéciale.

En 12'12'' il prend 19'' au Belge et 23 à Bianchini. Didier et Jensen sont à 37''. Bonnardel 2 ème Français est à 1'04 devant Closier à 4'' qui a roulé sur 3 cylindres la moitié de l'ES. Puis Desplancke et Guignard.

Doquin prend 1/10 ème à Salmon !!!

Closier abandonne à l'assistance, bloc moteur fendu.Toute l'équipe rentre à la maison et reste près du feu. Rallyevh n'est plus dans la course !

La bagarre pour la 1 ère place est splendide entre Hervé Guignard et Patrick Snijers qui remporte le rallye pour 1 '' ! Walter Jensen est 3 ème sur sa 2,7 RS extra légère inscrite en groupe 3 ! Mais les 3 premiers sont des "tous bons" et Hervé Guignard un vrai champion.

Les 5 premiers Français sont tous de Ste Maxime et tous sur Porsche: Guignard Hervé puis Eric Guignard, Bonnardel, Desplancke et Clément. Le 6 ème est Nicolas Doquin sur son Alfa. Son valeureux adversaire Salmon a abandonné dans la dernière ES après une lutte splendide.

Voilà du vrai bon VH.

 


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