8,9 avril : Rallye Grasse Alpin, 15, 16 juillet : Rallye de la Drôme

Goooood Moooooorning, Pipeule ! Vous nous avez crus morts ou en maison de retraite ? On ne va pas vous donner ce plaisir, non mais...Pas tout de suite, du moins.

A la vérité, nous n'avions pas trop d' "actu" à vous donner depuis de (trop) longs mois, pour des raisons aussi nombreuses que diverses :

Pour Gilles : au chomage contraint et forcé depuis la fin août 2010 à la CC de Chamrousse, moteur brusquement cassé. Le démontage du moteur a révélé que j'ai été victime d'un soi-disant préparateur Cévenol bien peu scrupuleux, qui a fait n'importe quoi sur mon moteur.

Les deux causes principales de la casse sont que la pompe à huile n'était pas serrée, et qu'une bague de bielle, dont le jeu n'avait pas été respecté, et de surcroît limée manuellement (l'usinage normal se fait au centième de m/m sur machine-outil...! ) a fini par tourner, provoquant ainsi la casse d'une bielle, puis de tout l'intérieur du moteur... Joli travail, et je n'en ai pas fini avec cet escroc. En tous cas, je n'étais pour rien dans la casse constatée... Il aura fallu neuf longs mois (!) pour que je retrouve une auto enfin roulante, qui fera son retour en compétition en juillet au rallye de la Drôme, que nous connaissons bien...

Pour Christian : également une longue gestation de sa nouvelle auto, une ALFETTA GTV 6 2,5 L, année 1981, nettement plus récente que son ancien Coupé VELOCE né en 1975. On passe tout de suite à des autos plus modernes en matière de conception générale, moteur 6 cylindres en V, électronique plus complexe, injection. Cela vaut également pour les freins, les suspensions, etc. Du fait du changement d'époque, Christian et Anne devront aussi se plier à la règlementation qui leur impose désormais le port du HANS. Queksekça ? Vous l'avez sûrement déjà vu à la télévision, lors de Grand Prix F1 ou Rallies de Championnat du Monde :  il s'agit d'une espèce de carcan reposant sur les épaules et remontant derrière la nuque, relié au Casque par des sangles, formant ainsi un ensemble solidaire destiné à la protection de la tête et des vertèbres cervicales, pour limiter les effets du "coup du lapin" en cas d'accident.

Pour Laurent : voiture identique, l'Alfa Berline, mais évoluée par un sensible gain de poids, ainsi qu'en puissance-moteur.

Etant en partance pour l'Argentine, je ne pourrais pas aller les encourager comme l'an dernier. Ce sera par la pensée, et compensé par le fait qu' Olivier et Rosa descendront de Grenoble pour les supporter. Nous sommes au mois d'avril et voici nos deux équipages, ainsi que l'ami Camille Bogliari, au départ du :

 

 

RALLYE GRASSE- ALPIN des 8 et 9 avril 2011

 

Christian se présente aux vérifications avec le seul GTV6 engagé. L'auto est toute belle, et plusieurs anciens pilotes de ce même modèle viennent le voir, soit par nostalgie pour lui raconter leurs souvenirs, soit pour le féliciter de la qualité de présentation de son auto.

Après un rodage de 800 kms qui s'est plutôt bien passé, mis à part quelques soucis moteur, Christian et Anne quittent le Parc Fermé de Grasse pour se diriger vers leur assistance située à moins de 4 kms, à Cabris. Roulant tranquillement, ils sont tout à coup surpris par le bruit de chute d'une pièce sur la route qu'ils ont nettement entendu tomber, puis par un énorme boucan moteur !

Arrêt immédiat : Christian se jette sous sa voiture, persuadé d'avoir perdu l'échappement... Mais, non, il semble bien en place. Et Anne, elle, court sur la route pour retrouver la pièce perdue, mais bernique... Ne comprenant pas ce qui est arrivé, ils remontent à bord, pointent à l'entrée du Parc d'assistance avec 2 mns de retard, et se dirigent vers leurs mécaniciens... qu'ils ne trouvent pas ! ... Au téléphone, Fred lui dit qu'il est en retard, mais qu'il sera là au 2ème passage. Fort heureusement, ils trouvent refuge auprès de concurrents complaisants, puis Yves Cheto, le préparateur de l'Alfetta, arrive, ce qui remonte immédiatement le moral de Christian. Il va savoir ce qui s'est passé, et ce que l'on peut faire.

Le diagnostic confirme que l'échappement est bien resté en place. La pièce qui est tombée est la vis de sonde Lambda, située sur les collecteurs d'échappement (un dispositif permettant des mesures sur le moteur) Sa perte occasionne une prise d'air, donc une perte de puissance... et aussi un bruit d'enfer ! Ce ne pourra être réparé qu'au tour suivant, par manque de temps. Les deux premières Spéciales devront être courues telles quelles. Christian adapte sa stratégie, en pensant faire les deux premières Spéciales sans forcer, en attendant de repasser à l'assistance pour réparer...

Au départ de la 1ère, la tension remonte au maximum car, par manque d'habitude, notre équipage a du mal avec les fameux HANS, difficiles à ajuster, et ils démarrent en catastrophe, à peine sanglés... Il leur faudra s'entrainer à l'avenir...et c'est valable pour nous, qui devrons tôt ou tard porter cet équipement contraignant.

Christian ressent immédiatemment de mauvaises sensations, tant au niveau moteur, qui ne tire pas, mais aussi en tenue de route : L'Alfetta sousvire énormément, et il ne reconnaît pas le comportement de l'auto, loin de ce qu'elle était lors du rodage... Enervé, il tente de compenser, oubliant totalement sa "stratégie". Persuadé d'être dernier, Anne rassure Christian en l'informant qu'ils sont seulement 2 secondes moins vite que l'an dernier, où il avait attaqué, avec le Coupé Veloce. De plus, Laurent se trouve 2 sec. derrière lui, alors qu'il dit avoir "envoyé"... C'est une bonne nouvelle sur le potentiel de l'auto lorsqu'elle sera au point.

Au départ de l'épreuve suivante, Bramafan -Caussols, ils aperçoivent Jean-Marc venu les encourager, ce qui a un effet dopant pour leur moral mais... dès les premiers virages, ç' est très laborieux... Sousvirage sur sousvirage, voilà de plus que l'Alfa coupe en pleine ligne droite. Christian, furibard, en oublie d'écouter les notes (et sa stratégie !). C'est un défaut commun à nombre de pilotes (dont moi ! ) lorsque les choses tournent mal.

Malheureusement, ce qui devait arriver arrive : Anne annonce un "Droite 60 Moins"... et Christian veut compenser la perte de temps, en passant plus vite... et ça ne passe pas ! L'Alfa sousvire, et "mange" un mur de pierre à la sortie... BOUM !

Bien entendu , Christian se traite de tous les noms, se rappelle qu'il dispose maintenant d'un frein à main hydraulique (pas évident d'y penser. Le réflexe n'est pas naturel)... mais c'est trop tard : la roue Avant Gauche a fortement reculé, carrosserie "chiffonée", les condamnant à l'immobilisation définitive...

La tristesse de l'abandon sera en partie compensée par des spectateurs fanas de rallye qui les accueillent à leur barbecue, copieusement arrosé (!), en regardant passer les autres ...

Le réconfort montera encore d'un cran lorsqu'ils verront arriver vers eux Jean -Marc, Yves Cheto et son fils qui se sont tapé 4 bornes à pied en montée pour les rejoindre !

Et c'est vrai que c'est précieux de voir des visages amis dans ces circonstances, où l'on est malheureux comme les pierres... On ne soulignera jamais assez à quel point il est important de pouvoir partager sa peine avec des gens qui nous soutiennent. Un énorme Merci à eux, car leur présence est capitale.

Redescendus à Grasse, ils y retrouvent Rosa et Olivier. Placés dans la 1ère Spéciale, ils confirment à Christian que son auto ne marchait pas.

Toute l'équipe se retrouve le soir autour d'un verre pour noyer la déception, et faire un Débriefing.

Le bilan pour la voiture est : tout l'avant gauche plié, un longeron, un triangle cassé et un marbre. Cela aurait pu être plus grave. Il faudra aussi résoudre le problème moteur. Il semble, enfin, que des pneus inadéquats pour la température ambiante soient la cause de la dégradation de la tenue de route. Cela reste toutefois à confirmer après réparation. Christian mènera bientôt des essais sur route avec d'autres gommes, plus adaptées à des températures élevées et vérifier si le problème venait bien des pneus.

Le lendemain, Christian, Olivier et Rosa retournent sur le parcours pour soutenir Laurent, qui attaque comme un beau diable. Celui-ci trouvera sa récompense avec une magnifique 6ème place au Scratch, avec du monde derrière lui. Un grand Bravo de la part de toute l'équipe pour ce splendide résultat, qui lui vaudra une belle photo dans Rétrocourse N° 90. Il fallait le faire, et il l'a fait !

Et Camille Bogliari, avec son incassable Lancia Beta Coupé, complète le tir avec une très honorable 10ème place .

Transportons nous à présent trois mois plus tard dans la région de Saint Jean en Royans, au pays des ravioles, pour le :

 

RALLYE DROME - FRIEDMAN des 15 et 16 Juillet 2011

 

Pour être franc, j'ai bien cru qu'on ne serait pas au départ. En dépit des longs mois qu'il a fallu pour obtenir les pièces, et des délais interminables pour les usiner, la voiture a été prête moins d'une semaine avant la course ! C'est malheusement souvent comme ça avec les mécanos, ils se débrouillent toujours pour que ce soit fini à la dernière extrémité. Avec un premier rodage à faire à bas régime - plus de 600 kms -, un retour en atelier pour contrôler si rien n'a bougé, et surtout resserrer la culasse, avec le 14 juillet au beau milieu, et du boulot qui me reste à faire sur la voiture pour la préparer en vue du rallye. Il faut se rappeler que le moteur avait cassé lors d'une Course de Côte, et pas mal de choses sont à remonter dessus. En CC, en effet, on cherche à alléger au maximum les autos, et beaucoup d'équipement utilisé en rallye est démonté. Mes nerfs ont été mis à rude épreuve, et cela m'a valu de copieuses engueulades avec Roger, mon nouveau préparateur, qui a l'impression d'avoir fait le maximum pour qu'on soit au départ, mais n'a pas tenu compte de mes propres contraintes, m'obligeant à tout finir dans l'urgence... Pour couronner le tout, je sais maintenant qu'on devra courir à régime limité, car le rodage n'est pas fini...

Motivant de devoir disputer une course en rodage, sans la moindre chance d'un classement honorable quoiqu'il advienne, TRRRRES motivant. Je vous le recommande. C'est parfait pour le moral.Même quand on a pas couru depuis un an, puisque le rallye de la Drome était notre dernier rallye en 2010...

Le plus beau est que Roger, qui m'avait donné son accord depuis plus d'un mois pour nous faire l'assistance, m'a annoncé une semaine avant qu'il ne viendrait finalement pas ! Comment trouver un mécanicien de remplacement en si peu de temps ? Là, j'ai "pété un cable", et ça a tourné à l'orage tropical entre lui et moi...

Cela a quand même eu pour effet de le faire revenir sur sa décision, et il viendra en définitive nous assister. Ouf ...

Le premier jour, nous devons parcourir 2 Spéciales, à refaire une deuxième fois après passage à l'assistance. Et dès le départ, on se rend compte que "ça ne va pas le faire" Roger a installé un limiteur de régime-moteur, qui devrait couper à 5000 t/mns, ce qui n'est déjà pas terrible, car la puissance ne vient vraiment qu'à partir de ce régime (lorsque le moteur sera rodé, on devrait pouvoir prendre environ 6700 à 7000 tours. Un passage au banc-moteur le déterminera)

Et en fait, le limiteur coupe en réalité à... 4500 tours ! De plus, Pascal et moi trouvons le moteur mou, réticent à prendre du régime. Comme le parcours, d'une manière générale, a un profil rapide qui favorise les moteurs puissants, avec de nombreuses relances en montée, je nous vois plutôt mal lotis... Et dans la toute première épreuve, j'ai aussi passé mon temps à surveiller les cadrans du tableau de bord, à guetter tout bruit suspect ou hausse subite de température ou baisse de pression .

Pascal s'en est évidemment rendu compte et me dit, en nous rendant au départ de la 2ème, que ce ne serait pas mal que j'écoute plutôt les notes qu'il me dicte !

Bien entendu, il a raison. Je me promets de le faire dès l'épreuve suivante, mais mettez- vous à ma place, vu ce qui m'est arrivé à Chamrousse... et aussi parce que ce nouveau moteur vient de me coûter le prix d'une voiture à lui tout seul !

A l'assistance, je demande à Roger de décaler un peu le limiteur pour que je puisse prendre un "vrai" 5000 tours. Au deuxième passage, on ressent la différence.

Même si on est toujours pas très haut en régime, il est plus confortable de prendre plus de tours entre deux virages, et ça a rendu le moulin plus "franc".

Par contre, c'est moi qui ne roule pas. Je tiens tant à être encore en course demain que je conduis avec une prudence excessive, surtout dans la dernière épreuve.

En effet, c'est dans cette même Spéciale que nous sommes sortis l'an dernier, car le revêtement change subitement au coucher de soleil, lorsque l'humidité monte et, à certains endroits, le goudron devient glissant comme du verglas. Nous remarquons d'ailleurs de nombreuses traces récentes de contact dans plusieurs courbes à droite (côté rochers !) preuve que d'autres que moi s'y sont laissés prendre...

On figure le soir à une peu glorieuse 33ème place, mais je m'en fous .Je ne demande même pas à Pascal de me communiquer les temps des chronos. D'abord parce que je sais qu'ils ne peuvent pas être bons. Ensuite parce qu'on doit être très loin des temps réalisés les deux années précédentes, et que cela ne nous apprendra rien, puisqu'on ne peut les comparer. Je ne vise que d'aller au bout. Evidemment, ce n'est pas très ambitieux...

Dimanche matin, 2ème jour de course, avec trois épreuves à disputer, trois fois de suite,soit 9 au total :  on a fait toute la mécanique à la dernière assistance de la veille, de manière à n'avoir que le choix de pneus à faire avant le départ. Nous étions logés sur le parcours de la Spéciale de Bouvante (2ème ES) et la route était totalement sèche au petit jour, seulement occultée pas des bancs de brouillard. A St Jean en Royans, lieu du Parc de Départ, il tombe seulement quelques gouttes...

Je décide alors de faire le 1er tour avec les gommes pour temps sec... et c'est la Cata !! Dès la sortie de St Jean, une pluie diluvienne nous tombe dessus !

On a plus ni le temps ni le droit de changer les roues. Il faudra disputer les trois premières ES ainsi. Pour corser le tout, le pare-brise est couvert de buée ruisselante à l'intérieur, malgré un traitement fait par précaution... qui ne marche pas...Ca m'oblige à désserrer mon harnais et avancer pour atteindre le pare-brise et l'essuyer fréquemment avec un chiffon, car je n'y vois pas grand chose.

On est plusieurs concurrents à avoir fait ce mauvais choix de pneus, et les écarts se creusent énormément, que ce soit en tête ou en queue de rallye. Sur le total de trois épreuves, l'addition va être salée ! Même ceux qui sont en gommes intermédiaires nous mettent des valises. En ce qui nous concerne, même à vitesse réduite, l'auto va où elle veut. De véritables ruisseaux coulent sur la route, et la température basse ne m'aide pas car les pneus ne montent pas en température. Mais c'est surtout lorsqu'on part en aquaplanning que ça devient dangereux.

Je sens bien qu'on est à la limite, et je lève le pied et freine très tôt, pas du tout en confiance. Ca va un peu mieux dans Bouvante, où j'ai de meilleures sensations. (Tout est relatif ! ) On rattrape et double une Porsche à l'agonie. Il est aussi en pneus secs, et me laisse passer rapidement. Discutant avec lui au Parc de Regroupement, je m'aperçois qu'il est immatriculé en Bourgogne. Il m'apprend qu'il est viticulteur à Vosne -Romanée, et je conclus immédiatemment que le garçon est sympathique, voire qu'on peut être potes !! Ca ne peut pas être un mauvais mec avec un métier comme celui-là, surtout dans ces vignobles...

Retour à l'assistance. Plein de copains et copines sont là à nous attendre, dégoulinants de flotte, blottis sous la tente d'assistance. Eux aussi dégustent, vous pouvez m'en croire ! Roger, à qui je raconte mes aléas, découvre alors que le robinet de chauffage de la BM était fermé, empéchant la ventilation de désembuer le pare-brise ! Au moins, ça s'explique... On monte enfin les pneus pluie, que je n'ai jamais utilisés. L'avant veille, en chargeant le 4x4, je me suis rendu compte que le montage n'était pas bon. Ces pneus ont un sens de rotation, et un d'eux a été monté à l'envers. Comble de malchance, aucun garage à St Jean ne dispose du matériel de démontage. Et nous partirons avec une roue arrière dans le bon sens, et l'autre dans le mauvais... Tout pour plaire, mais je ne peux m'en prendre qu' à moi- même. C'était à moi de vérifier, lorsqu'on m'a donné ces roues. Pan sur mon bec.

Lorsqu'on repart de l'assistance, l'intérieur de la voiture est un véritable lac ! Quant à moi, je suis trempé sur tout le côté gauche, car obligé de baisser ma vitre à moitié pour limiter les formations de buée et extraire la condensation. Mes bottines de conduite sont à l'avenant, produisant des chouics-chouics révélateurs et bien peu agréables... Et pour que ce soit complet, voulant entrer dans l'auto pour repartir, j'ai enlevé mon blouson. A cet instant précis, je me penche en avant et... je reçois plusieurs litres d'eau dans le cou !! Il pleut tellement que la toile de tente a débordé pile au moment où j'entrais dans l'habitacle... C'était à peu près la seule partie de mon corps restée sèche ! Cette fois, je suis trempé des pieds à la tête. Sur le moment, j'ai même cru qu'un des copains présents avait voulu me faire une blague. Même pas. C'est juste le ciel qui se venge alors que je ne lui ai rien fait. (Pas sympa de sa part, surtout que deux jours plus tard, ça me vaudra un énorme torticolis, m'obligeant à porter une minerve plusieurs jours...) Allez, on continue...

Le 2ème tour nous réserve encore des surprises. N'ayant jamais conduit en pneus pluie, je suis prudent à l'excès dans la 1ère ES, ce qui n'a pas empéché des amorces de blocage de roues aux freinages. Manquant de sensations, je fais encore plus attention dans les parties en descente. Ca ne va pas du tout, et j'essaie de me concentrer pour l'épreuve suivante... au cours de laquelle on entend subitement des chocs sourds et répétés venant de l'arrière... M...de ... ! Le Pont ? Un cardan ? On finit péniblement la Spéciale à faible vitesse.

A l'arrivée, Pascal descend et me demande de démarrer. Il remarque que les roues arrière tressautent fortement, mais on ne voit rien d'autre. On s'était rendu compte lors des précédents pointages et départs de ces soubresauts inabituels, mais je pensais que cela venait du pneu AR monté à l'envers...

On parcourt la dernière au ralenti, pour tenter de rallier l'assistance. Nous ne voyons pas d'autre moyen que d'abandonner si le mal est grave. Inutile de tout casser bêtement, mais on attend quand même d'avoir pu lever la voiture au Parc pour savoir.

Roger (toujours sous le déluge !) se jette dessous, et nous dit que c'est l'échappement qui tape contre la transmission. On se regarde avec Pascal, dubitatifs ...

Sans se concerter, on est pas très convaincus de cette explication, connaissant le comportement habituel de la BM et ses réactions...L' échappement, même sur des portions de route défoncées, ou lorsque "ça envoie", ne tape pas comme ça... De plus, l'échappement ne peut pas être responsable des importantes trépidations qu'on a pu constater dès que j'embrayais au ralenti pour aller pointer...

Comme on a encore du temps, Roger prend le volant, et je l'accompagne pour faire un test sur route. Il ne trouvera rien d'anormal, et on décide de poursuivre pour le dernier tour. J'essaie à chaque départ, et en sortie d'épingles, d'y aller le plus doucement possible pour ne pas solliciter de trop gros efforts sur la transmission.

Et bon an, mal an, on arrive à boucler ce 3ème et dernier tour, avec une arrivée au Podium sous le soleil enfin revenu, et assistance et potes qui nous attendent !

Ca nous permettra d'aller boire tous ensemble un pot en terrrasse, et d'étaler nos vêtements au séchage !

Nous finissons 22èmes au classement, derrière des concurrents habituellement bien moins rapides que nous. C'est nul sur le plan résultat, et la seule satisfaction qu'on peut en tirer est d'être allés au bout... J'en avais bien besoin après tout ce que j'ai subi depuis un an d'inactivité forcée, passé à attendre des nouvelles qui ne venaient pas, des contretemps et retards contre lesquels je ne pouvais rien, et les déceptions qui les accompagnaient...

Mais pour moi, au final, c'est un Non-Rallye que nous avons disputé... et j'espère que c'est le premier et dernier ... Pas de "fun", pas d'adrénaline, un manque de sensation désagréable. En principe, lorsqu'on s'engage dans une course, c'est dans l'esprit de prendre du plaisir et ça n'a pas été le cas.

J'espère, en conclusion, que les gros soucis sont derrière moi, et que la prochaine épreuve me procurera un meilleur goût...

 

ON THE ROAD AGAIN...

Commentaires (3)

1. Gagner Argent Bourse (site web) 21/01/2014

C est un veritable plaisir passez a lire cette article, je vous en remercie vraiment !!!

2. gilles 02/09/2011

Mais c'est sous la pluie qu'on apprend à aller vite ...
Tous les grands pilotes bretons te le diront !

3. christian 31/08/2011

quelle idée de courir en Bretagne, feriez mieux de venir dans le midi, au var y pleut jamais...

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